Archives de la Catégorie ‘Economie’
Stabilité et pérennité des entreprises productives (partie 3)
Ecrit le 22 février 2012
Suite de : « Les acteurs adéquats pour une stratégie ciblée et de long terme«
Pour relancer une production française, nos entreprises doivent bénéficier d’un environnement favorable et d’une synergie entre acteurs locaux qui leur assurent les conditions de stabilité et de pérennité.
La stabilité des entreprises productives et leur pérennité dépendent également de leur taille ; on le constate dans le modèle allemand : son secteur industriel se compose d’un tissu de grosses PME d’au moins 100 salariés. En France, la taille critique commence au-delà de 50 personnes. Entre 50 et 500 salariés, ce sont ces Petites et Moyennes Entreprises qui mèneront le combat de la ré-industrialisation de la France.
Cette taille critique de l’entreprise industrielle doit s’armer d’une solidité financière, de fonds propres et de capacités d’investissement suffisants. Il faut encourager, plutôt que taxer, le développement d’un capital foncier, aider à l’acquisition et au renouvellement de l’outil de travail. Cela exige des partenaires financiers à la hauteur des enjeux. On a beaucoup disserté ces dernier temps sur le rôle des banques et leurs responsabilités dans la crise actuelle.
Les banques ont, par vocation, un rôle majeur à jouer, en particulier dans le secteur industriel qui demande souvent des investissements lourds. Ce rôle, les banques ne veulent plus l’assumer aujourd’hui : seul, le risque « minimum » (antinomique dans une stratégie de ré-industrialisation !) commande l’action des acteurs bancaires.
Tags: actionnariat, Banque, PME
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Les acteurs adéquats pour une stratégie ciblée et de long terme (partie 2)
Ecrit le 12 décembre 2011
Suite de » Produire en France…mais comment ? »
Dans un monde globalisé, les Pouvoirs publics ont encore un rôle à jouer. Il ne s’agit pas de prétendre diriger ou maîtriser l’économie, cela serait utopique et contreproductif, mais il s’agit d’en être un moteur et un facilitateur.
Cependant, ce rôle ne doit pas forcément être tenu par l’Etat centralisateur dont on mesure trop souvent les limites en France. C’est plutôt aux collectivités locales d’être les partenaires des acteurs économiques.
L’un des intérêts de concentrer les efforts sur les PME/PMI (petite et moyenne entreprise et industrie) est d’assurer le tissu économique dans nos différents territoires, oeuvrant ainsi à une forme de décentralisation économique, là où les multinationales poussent à la centralisation vers les grands centres d’affaires et de pouvoir.
Il faut donc pour les PME/PMI des interlocuteurs publics également décentralisés afin de coller à leurs problématiques locales.
Les Conseils Régionaux sont, sans doute, les structures les plus adaptées pour participer à ce combat de la reconquête productive de notre pays.
Longtemps l’Etat a eu un rôle important dans la capacité de production de la France et dans sa puissance industrielle. Cela se manifestait en particulier par le Commissariat au Plan, dont la grande qualité était de donner une vision à long terme et de coordonner les efforts de la nation.
Cela s’est perdu au fil des années et au rythme d’une Société toujours plus enfermée dans l’immédiateté et l’éphémère.
Les Conseils Régionaux devraient se doter de Commissariats au Plan locaux. Ces services devront se constituer autour de compétences humaines adaptées aux besoins des PME/PMI. Compétences qui n’existent pas aujourd’hui au sein des collectivités.
Il faut, en particulier, chercher ces compétences dans le secteur privé et recruter un personnel qui a l’expérience de terrain de la PME/PMI et des secteurs économiques locaux.
Ainsi, de tels pools de compétences doivent réunir : des fonctionnaires territoriaux chevronnés, des cadres expérimentés issus du privé (bien souvent touchés par le chômage lorsqu’ils ont passé 50 ans), des juristes, des spécialistes en micro-économie, des banquiers et des financiers…
Une fois ces équipes de choc constituées dans chaque Conseil Régional, leurs principales missions seraient :
Tags: Capital risque, Cluster, Conseil Régional, PME, Produire
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Produire en France…mais comment ? (partie 1)
Ecrit le 23 novembre 2011
La nécessité de restaurer une production en France est aujourd’hui criante. Notre balance du commerce extérieur, déficitaire de 80 milliards d’euros, est là pour le rappeler. Nous avons, non seulement, les poches vides mais, en plus, elles sont trouées ! S’il faut les remplir, il faut avant tout s’assurer que cela ne sera pas en pure perte.
Finies donc les idéologies de résignation et de facilité répandues par nos dirigeants politiques, de droite comme de gauche; eux qui nous ont asséné, depuis 15 ans, que nous ne pouvions plus produire en France, que l’industrie c’était du passé et qu’il fallait tout miser sur une économie de services.
Quelle chimère, quelle folie ! Car ne plus produire, c’est ne plus créer de richesse, c’est, rapidement, atrophier notre économie. La mondialisation a bon dos pour expliquer notre déchéance productive, elle est bien commode pour justifier l’irresponsabilité de nos gouvernants.
Ne plus produire, c’est aussi pour, les extrémistes de tous bords, un formidable vecteur de cristallisation des peurs, afin de promouvoir un modèle de société autarcique, raciste et surtout irréaliste économiquement.
En réalité, si la mondialisation pose de nombreux problèmes, rien n’est insurmontable pour une nation développée comme la nôtre. Certains de nos voisins, comme l’Allemagne, l’ont prouvé en l’espace de quelques années. Pour surmonter ses peurs et ses handicaps, il faut déjà être convaincu que c’est possible, que nous sommes à même de trouver les solutions, et laisser de côté la recherche stérile de boucs-émissaires ou la tentation de faire l’autruche.
Le peuple français doit bien vite récupérer sa force productive, retrouver les talents de son industrie qui a accompagné sa croissance depuis l’aube industrielle.
Alors, comment produire de nouveau en France ?
Tags: PME, Produire
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Echanger pour mieux se connaître !
Ecrit le 10 décembre 2010
La semaine dernière, la Chambre de Commerce Franco-Turque de Bordeaux – Aquitaine fêtait son inauguration à la cité mondiale de Bordeaux.
L’objectif principal de cette Chambre (dont les activités ont véritablement commencé fin 2008) est de développer les relations économiques et commerciales entre les entreprises d’Aquitaine et leurs homologues turques (16ème économie du monde avec une croissance de 7,5%).
Cette démarche s’appuie sur la forte communauté d’origine turque en Gironde (17 000 personnes) et leurs entreprises (472).
Les activités de cette Chambre sont variées : œuvrer à l’installation d’un Consulat Turc à Bordeaux, missions économiques en Turquie, accueil de chefs d’entreprise turcs en Gironde, œuvrer à la mise en place d’une ligne aérienne régulière entre Bordeaux et Istanbul, organisation de conférences-débats, communication via un site internet…
La Turquie est un pays à l’histoire et la culture très riches et anciennes et ses liens avec la France remonte au 16ème siècle !
C’est également un pays-clé en matière de géo-politique pour une Union Européenne qui se veut influente et puissante.
L’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne reste un vaste débat mais il est certain que celui-ci sera d’autant plus serein et constructif que les peuples se connaîtront et leurs élites auront l’habitude d’échanger entre elles…
Voir l’article de Bordeaux Actu
Adrien Debever
Tags: CCFT, Chambre de Commerce, Turquie
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Sauver notre industrie !
Ecrit le 4 octobre 2010
Samedi avait lieu à Paris, au salon de l’automobile, la marche des salariés de FORD-FAI. Cette manifestation avait pour objectif de remettre la pression sur la multinationale américaine afin qu’elle ne se désengage pas de son site girondin sans avoir assuré la pérennisation d’une activité industrielle de substitution.
Le MoDem de la Gironde est depuis plusieurs années impliqué dans ce combat; à deux reprises, Jean Lassalle est venu rencontrer des salariés sur le site de Blanquefort. Samedi dernier, nous étions donc une nouvelle fois présents à Paris aux cotés des salariés avec la présence de Joan Taris (Conseiller Régional et Conseiller municipal de Blanquefort), de Martine Moga (Conseillère régionale) et de moi même au nom des Jeunes Démocrates de la Gironde. Au niveau national, Les Jeunes Démocrates ont soutenu cette action et nous avons été rejoints sur le salon de l’automobile par les Jeunes Démocrates de Paris.
L’enjeu est considérable car c’est une bonne partie de l’industrie girondine d’aujourd’hui et de demain qui va dépendre du sort réservé au site de Blanquefort : ce sont pas moins de 1 600 emplois directs et 10 000 indirects qui sont ainsi en cause!
A travers cette action, le Mouvement Démocrate montre sa capacité à s’impliquer au plus près du terrain et réaffirme la priorité que représentent la sauvegarde et le retour d’une industrie en France. Message également délivré par François Bayrou il y a dix jours, lors de l’Université de rentrée à Giens (Var).
Enfin, cette implication démontre que la gauche n’a pas le monopole des combats pour sauver les emplois des salariés et des travailleurs de notre pays. C’est un message fort, qui permet de transcender les clivages politiques et aussi d’espérer une plus grande efficacité face à ce défi national.
Adrien Debever
Tags: FIRST, FORD, Joan Taris, Martine Moga
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Pour développer l’emploi, protégeons nos entreprises.
Ecrit le 12 mars 2010
Quelque soit le résultat de dimanche prochain, Jean Lassalle aura marqué cette campagne régionale de son empreinte.
Personnage déjà bien connu du grand public, il s’est illustré par des ralliements très médiatiques tel que celui de Marouane Chamakh, ou par des propositions d’avenir spectaculaires comme l’Exposition Universelle à Bordeaux en 2020 ou les Jeux Olympiques dans les Pyrénées en 2022.
La tentation pour ses adversaires fut donc très forte de le caricaturer en « farfelu » des montagnes (voir les déclarations, entre autres, de Gilles Savary). Malheureusement pour ces détracteurs, le programme économique de Jean Lassalle a balayé tout cela.
Compétence probablement la plus importante de la Région, Forces Aquitaine propose une petite révolution dans l’approche du rôle économique du Conseil Régional.
En effet, nous voulons tourner la page des subventions ponctuelles, distribuées à la tête du client, et trop souvent réservées à l’élite économique de l’Aquitaine et aux grandes sociétés.
Fini le temps d’une Région spectatrice : avec Jean Lassalle, le Conseil Régional deviendra acteur à part entière de l’économie aquitaine.
Nous ciblerons notre soutien vers les PME/PMI (petite et moyenne entreprise et industrie) et TPE (très petite entreprise, artisan) qui représentent plus de 80 % de nos emplois d’aujourd’hui et de demain. Elles fondent durablement le tissu économique de notre région.
A court terme, nous apporterons une aide d’urgence aux secteurs les plus touchés par la crise (en particulier le monde agricole).
Nous favoriserons la création de 10 000 emplois dans les PME/TPE en assumant, pendant deux ans, pour ces entreprises les charges des 2 premiers emplois créés.
Pour soutenir durablement notre industrie, nous lui assurerons une pérennité d’un chiffre d’affaires généré par la commande publique (Small Business Act) dans le respect des règles des marchés publics (nous ferons un lobbying à Bruxelles pour les rendre plus souples).
Nous aiderons au développement du secteur tertiaire souvent oublié par la majorité sortante. En particulier les activités non délocalisables afin de constituer un réservoir d’emplois moins exposés aux fluctuations de l’économie mondiale.
Enfin, face aux carences du secteur bancaire et à la brutalité de l’économie mondiale, nous envisageons d’impliquer directement le Conseil Régional dans l’économie.
Nous sommes, ainsi, prêts à entrer dans le capital de sociétés stratégiques pour l’Aquitaine : par exemple celles qui assurent de nombreux emplois (Comme FIRST), qui agissent dans un secteur innovant, qui exploitent un savoir-faire ou bien encore qui font vivre des infrastructures précieuses….
Cette procédure est possible lorsque la participation reste minoritaire (maximum 33%) et après validation du Conseil d’Etat (ou par l’intermédiaire d’une agence régionale de développement).
Les principaux intérêts de cette mesure se résument ainsi :
- renforcer les capitaux propres de la société
- être un message fort et incitatif envoyé aux partenaires financiers
- être une aide dans le cadre d’une reprise d’entreprise
- pallier la défaillance d’investisseurs privés ou leur volonté de retrait
- offrir des garanties au Conseil Régional dans l’utilisation de ses fonds : droit d’information, lutte contre les OPA sauvages et les délocalisations brutales (minorité de blocage assurée par le CR)…
- constituer des recettes pour la collectivité à travers de possibles versements de dividendes
Ce programme économique est à l’image de la liste Forces Aquitaine que mène Jean Lassalle. Il est très novateur et s’inscrit dans une vision à long terme pour notre région. Il est, par ailleurs, d’un grand pragmatisme car débarrassé des idéologies « droite/gauche ». Nous rassemblons au-delà des clivages, des femmes et des hommes de tous horizons qui n’ont pas peur d’oser se battre et entreprendre à une époque où le politique est trop souvent démissionnaire.
Nous allons réveiller notre région et c’est à partir de cette vieille et riche terre d’Aquitania que nous allons construire une Société nouvelle !
Tags: Economie aquitaine, FIRST, Forces Aquitaine, Jean Lassalle, Marouane Chamakh
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Arras : ma contribution sur la politique économique
Ecrit le 22 novembre 2009
Ci-après, ma troisième et dernière contribution pour le congrès programmatique d’Arras du Mouvement Démocrate. Elle concerne la politique économique (le point 2-4 du document de travail).
1) Constat
Les politiques économiques françaises depuis 30 ans ont souvent échoué ou ont obtenu des résultats décevants.
Tags: Adrien DEBEVER, Congrès d'Arras, Politique économique
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Arras : ma contribution sur l’industrie
Ecrit le 21 novembre 2009
Ci-après, ma deuxième contribution pour le congrès programmatique d’Arras du Mouvement Démocrate. Elle concerne l’industrie (le point 2-3 du document de travail).
1) Constat
Les économies occidentales, et en particulier la France, semblent avoir renoncé à leur secteur industriel.
Tags: Adrien DEBEVER, Arras, industrie
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Arras : ma contribution sur l’économie mondiale
Ecrit le 20 novembre 2009
Le Mouvement Démocrate se réunit les 4, 5 et 6 décembre prochain à Arras pour un Congrès programmatique.
Cela a pour objectif de poser les bases de notre programme pour les années à venir. Ce travail est ouvert à tous et les adhérents peuvent faire des contributions au document de travail (réalisé sous la direction de Robert Rochefort) avant qu’il ne soit validé durant le Congrès.
Je vous fais part, ci-après, de ma première contribution. Elle concerne l‘économie mondiale (le point 2-1 du document de travail).
Tags: Adrien DEBEVER, Congrès d'Arras, économie mondiale
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Pas de métropole sans grand stade !
Ecrit le 6 octobre 2009
Le football est le sport le plus pratiqué au monde, il est une des rares activités humaines à être universel. De ce fait, il dépasse le cadre sportif pour être un phénomène social, culturel et économique. Il suffit de se rappeler l’impact économique (+1,5 point de PIB en 98) de la coupe du monde en France et de l’effet de la victoire des bleus sur le moral des ménages, ou bien encore d’observer l’importance sociale et historique du foot dans le quotidien de milliers de supporters des grands clubs français (Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux…)
Cela est sans doute encore plus vrai en période de crise et de dépression sociale. Alors certains qualifieront cela d’ « opium du peuple », d’autres de source de d’évasion et de rêve salvateurs pour toute société humaine.
Une chose est sûre, cette activité mérite une attention toute particulière de la part de nos décideurs politiques.
La France souhaite se porter candidate à l’organisation du Championnat d’Europe des Nations 2016. C’est un événement majeur qui implique des stades modernes et adaptés.
A Bordeaux, ce projet permet de se poser dès maintenant la question de l’avenir du vieux et historique stade Chaban-Delmas.
On le sait bien, ce stade est aujourd’hui à la limite des normes européennes, il est très couteux à entretenir, il est limité en terme de place, son fonctionnement génère un très mauvais bilan carbone et entraine, de par sa position centrale, des bouchons dans les flux de spectateurs. Enfin, son statut de monument classé limite les marges de manœuvre.
Voilà sans doute l’occasion ou jamais de lancer le projet d’un grand stade moderne. Il faut donc saluer la position d’Alain Juppé sur ce point.
En effet, ce projet est intéressant pour plusieurs raisons :
- Participer à l’Euro 2016 est une magnifique vitrine pour Bordeaux à travers toute l’Europe.
- Les Girondins de Bordeaux, club de football professionnel, est aujourd’hui l’un des plus grands clubs français. S’il veut devenir un grand club européen, cela passe, entre autre, par un grand stade. Là encore la renommée de la ville est en jeu si elle veut devenir une grande métropole continentale (les jeunes européens apprennent à connaître les grande villes d’Europe bien souvent à travers leur club de foot : Real Madrid, Manchester United, FC Barcelone ou bien encore Milan AC).
- La capacité des clubs français à rivaliser avec leurs voisins étrangers est aussi une formidable locomotive pour le sport amateur et la formation; Les Girondins de Bordeaux sont d’ailleurs un des clubs hexagonaux les plus en pointe dans ce domaine).
Cependant, ce grand stade ne doit pas être réalisé sans une vraie réflexion d’ensemble. En effet, l’une des rares erreurs de l’organisation de la Coupe du Monde 1998, fut de se contenter de stades rénovés ou construits (voir le Stade de France) sur les standards du XXème siècle.
Il faut bien reconnaître que les stades français sont de grands monstres de béton, vides et sans vie 6 jours /7 (quand il y a un club résident de haut niveau) et qui n’offrent, à l’occasion des matchs, qu’une buvette avec sodas et hot-dogs ! Il y a là un archaïsme aberrant et peu compatible avec l’idée de rentabilité.
Le futur grand stade de Bordeaux devrait donc s’inspirer de ce qui existe en Angleterre, en Espagne ou en Italie (mais aussi des projet français comme celui de Lille). Ces ensembles sont avant tout des espaces de vie cohérent autour du sport et de la culture (on peut, ici, regretter que pour des raisons politiques, la grande salle de concert de la CUB ne soit pas intégrée à la même structure comme à Lille). On pourrait ainsi imaginer des commerces et des services dédiés autour de la thématique du bien-être. Le grand stade pourrait proposer toute la semaine un lieu de détente, d’activités sportives, avec des points d’alimentation saine (type resto bio), et d’activités culturelles : un vrai lieu de vie et de loisirs pour tous. Ce qui suppose un cahier des charges très strict pour les exploitants privés.
Sa conception doit aussi tenir compte de l’environnement et du développement durable en faisant de cet ensemble un modèle de technologie verte (autosuffisance énergétique et en eau…).
Son mode de financement doit également être optimisé avec, sans doute, à privilégier un Partenariats Public-Privé (PPP), dispositif moderne et très intéressant pour les collectivités locales qui souhaitent se lancer sur des grands projets (Voir l’article sur les PPP). Car il est bien évident qu’un grand stade à Bordeaux concerne tout le monde : la ville de Bordeaux, la CUB, le Conseil Général (Ce lieu drainera les populations des quatre coins de la Gironde) et le Conseil Régional (puisque Les Girondins sont le seul club de foot professionnel de l’élite en Aquitaine).
Enfin, il restera la question de l’avenir du stade Chaban Delmas, son classement architectural limitant les possibilités d’exploitation. Néanmoins, il est peut être possible de s’inspirer de Highbury, l’ancien stade historique de Arsenal (club de Londres), qui, bien que classé lui aussi, a été reconverti en logements, en respectant la structure extérieure du stade (découvrir cet exemple) et par là-même, une grande partie de son âme…
Adrien Debever
Sur ce sujet, je vous invite à lire l’intervention de Fabien Robert lors du Conseil de la CUB du 2 octobre dernier.
Tags: CUB, Fabien Robert, Girondins de Bordeaux, Grand stade à Bordeaux
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