Une Vème République crépusculaire !…

Cette semaine a donc vu l’installation d’un « nouveau » Gouvernement. C’est finalement un non-événement, tout était déjà dit et il n’y a pas eu de réel chamboulement.

Jamais un remaniement ne se fit attendre aussi longtemps : plus de 5 mois d’annonce, de bruits de couloir, de luttes internes et surtout de ralentissement voir de blocage du fonctionnement du Gouvernement. Mais sous Nicolas Sarkozy cela est-il encore un problème ? Le Gouvernement n’est-il pas davantage un outil de communication qu’un organe de gouvernance ?

Car, depuis 5 mois, c’est du spectacle pour journal people : qui entre ? Qui sort ? Qui a le plus d’influence ?  Bref, de la télé-réalité ou plutôt de la télé hors des réalités des vrais problèmes de notre pays (chômage, dette publique, désindustrialisation…)

Le show a donc fini par la démission de François Fillon et 12 heures de suspense plus tard, la nomination de….François Fillon !

Du nouveau Gouvernement, on peut néanmoins tirer quelques enseignements malgré l’apparente continuité.

Au niveau des personnes, le rapport entre Nicolas Sarkozy et François Fillon a sans doute évolué ces dernières semaines, cela reste ambigu mais il faudra observer s’il  en découle des évolutions dans la gouvernance d’ensemble.

On note, bien sûr, le retour d’Alain Juppé au Gouvernement. Probablement l’un des hommes d’Etat les plus brillants de sa génération et un gestionnaire de grande qualité (à Bordeaux, personne, de bonne foi, oserait dire le contraire). Mais sa stratégie personnelle laisse perplexe… Il est, en effet, assez curieux de le voir prendre des risques en entrant dans ce gouvernement dont les 18 mois à venir ne seront guère sereins et peuvent fragiliser sa position à l’approche des législatives de 2012. Par ailleurs, le ministère qui lui est confié n’est pas à la hauteur de son envie d’action : le budget de la Défense va devoir subir des coupes sombres et représente un domaine bien éloigné des sujets-clés des prochains mois (économie, budget, emploi…).

L’autre enseignement concerne le choix d’une radicalisation droitière du Président de la République. Cela n’a rien d’étonnant aux vues des thématiques développées depuis quelques temps. Ainsi, des personnalités de la droite « dure » font leur entrée dans le gouvernement,  tels que Frédéric Lefèvre et Thierry Mariani (à noter que le monde de l’entreprise – PME et industrie – auront comme interlocuteurs Eric Besson et Frédéric Lefèvre !)

Cette radicalisation se traduit, aussi, par la fin de la pseudo-ouverture faite aux mercenaires de gauche, et surtout, par le « débarquement » de vassaux centristes, éconduits comme des courtisans qui auraient lassé le Prince… Ces centristes tireront-ils les leçons de leur humiliation ?…

La semaine dernière, quelques jours avant ce remaniement, Nicolas Sarkozy était à Colombey pour rendre un hommage au Général de Gaulle (40ème anniversaire de sa mort). Jamais un leader de droite n’a été aussi grotesque dans sa revendication de filiation au gaullisme !

En effet, Nicolas Sarkozy est aux antipodes de la pensée politique du Général (mode de gouvernance, rapport au monde de l’argent, politique étrangère, relation avec les partis politiques…) et il pourrait bien être, aussi,  le fossoyeur de la Vème République ; en achèvant de saper les fondements de nos institutions, déjà bien malmenées par ses prédécesseurs.

L’instrumentalisation médiatique du Gouvernement en est l’illustration, tant on est loin du rôle constitutionnel que de Gaulle avait voulu pour le gouvernement, comme on est loin, aussi, de la répartition des tâches entre les deux têtes de l’exécutif sous la présidence gaullienne.

Le plus grave, sans doute, est de constater que le régime actuel s’est rendu incapable de réformer durablement notre pays, ne pouvant plus s’appuyer sur le consensus. Seul,  règne aujourd’hui un affrontement binaire entre deux camps, drogués du Pouvoir pendant que le lien avec les citoyens ne cesse de se distendre…

Jacques Chaban Delmas, lui aussi à l’honneur la semaine dernière (10ème anniversaire de sa mort), appelait de ses vœux une « nouvelle société ». En 2010, il semble que cela passe avant tout par une nouvelle République

Adrien Debever

Sud Ouest du 30 octobre 2010

Le MoDem s’est recentré, cela n’est pas un acte d’exclusion comme on peut l’interpréter mais bien au contraire une volonté de partage et de rassemblement autour de fondamentaux républicains.

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » tel peut être le premier constat de notre traversée du désert qui, à l’approche de 2012, va toucher à sa fin…

La dynamique est lancée !

Le week-end dernier avait lieu le premier Bureau national de la nouvelle direction des Jeunes Démocrates.

Ce fut l’occasion de mieux se connaître, dans une ambiance à la fois conviviale et studieuse. La première impression que donne cette nouvelle équipe, c’est la volonté de ses membres de se mettre rapidement au travail et de dépasser tout aussi rapidement les clivages issus de l’élection et les intérêts personnels. Cela devra se confirmer dans les prochaines semaines, mais c’est sans doute le premier ingrédient, essentiel, pour le succès de cette mandature.

L’enjeu est important et la pression montera au fil des mois en se rapprochant du rendez-vous,  si longtemps attendu au Mouvement Démocrates : les Présidentielles de 2012. C’est là que se jouera réellement le destin de notre génération.

En attendant, il faut nous préparer à cette campagne majeure, ce qui suppose une remise à la tâche des Fédération, une adaptation de nos statuts et une communication savamment réfléchie.

C’est pour lancer ces grands chantiers que le BN s’est entouré durant tout le week-end de groupes de travail sur les sujets les plus urgents à traiter : Elections dans les fédérations, communication interne et externe, réflexion sur les statuts, finances…

Enfin, lors de ce premier Bureau fut nommée et élue une première vague de responsables chargés d’aider notre Président, François-Xavier Pénicaud, dans la gestion des Jeunes Démocrates.

Nommé 1er Vice-président national et Trésorier, j’en profite pour remercier ceux et celles qui me font confiance dans ce rôle transversal et stratégique. Je félicite en même temps Jérôme Pouwels également nommé ce week-end Trésorier adjoint et souhaite que mon équipe du pôle Trésorerie et moi-même soyons à la hauteur du challenge qui nous attend !

Plus que jamais la dynamique est donc lancée !

La liste des élections et des nominations internes du week-end :

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Giens : le temps des propositions…

Le week-end dernier a eu lieu l’Université de rentrée du Mouvement Démocrate à Giens dans le Var.

Volontairement sur un site plus petit que les précédents, cette université fut marquée par un recentrage à la fois politique mais aussi humain sur les forces vives et aguerries du parti, tout cela dans une ambiance très conviviale et festive mais néanmoins studieuse, avec un éventail d’intervenants particulièrement brillants.

En annonçant quelques jours plus tôt la création très médiatique d’un Shadow Cabinet, François Bayrou amorçait le message développé à Giens : le temps des propositions est venu.

Ainsi, cette équipe complémentaire et resserrée sera la cheville ouvrière du futur programme présidentiel et permettra d’offrir, le moment venu, une alternative de gouvernance aux français.

Derrière les écrans de fumée du Président de la République et les multiples dérives anti-républicaines qui finissent par nuire gravement à l’image de la France, il faut savoir garder l’esprit clair et aller au cœur des problématiques du pays.

François Bayrou indique, ainsi, deux domaines à traiter en priorité, tant leur effet d’entraînement est important :

  • L’éducation, gage de notre richesse productive et créative de demain mais aussi de la cohésion nationale actuelle.
  • L’industrie, qu’il faut relocaliser dans notre pays et dont on doit développer les aspects durables et compétitifs, car c’est une condition indispensable à la création de richesse et à la lutte contre le chômage de masse et ses conséquences.

Enfin, cette Université de rentrée fut, également, l’occasion de présenter à tout le Mouvement Démocrate, la nouvelle équipe nationale des Jeunes Démocrates : son Président, François-Xavier Pénicaud, et le nouveau Bureau.

La jeunesse aura, elle aussi, un rôle majeur à jouer, et cette fois sur le devant de la scène, quand il faudra aborder le formidable défi de 2012 !…

Adrien Debever

Une victoire très parlante !

Après trois jours de scrutin (par voie électronique) et 4 mois de campagne, le verdict des urnes est tombé ce matin.

C’est François-Xavier Pénicaud (54,2% contre 39,5% pour Cyril Chadé et 6,36% de votes blancs) qui devient ainsi le nouveau Président national des Jeunes Démocrates.

La liste « Libres et engagés« , qui le soutenait et que j’avais l’honneur de mener, est également victorieuse (54,8% contre 41% pour les « Motivés«  et 4,4% de votes blancs). Elle aura, de ce fait, 21 élus sur 30 au Bureau national (dont 3 aquitains).

La participation au niveau national est assez bonne pour un scrutin interne avec 23% de moyenne.

La Gironde et les JDEM 33 peuvent être fiers car nous représentons, parmi les grosses fédérations, celle qui a le plus participé avec 43% ! (et en valeur absolue nous sommes, à 3 votants près, en seconde place après la fédération de Paris).

Enfin, à titre personnel, je remercie tous les Jeunes Démocrates de la Gironde qui ont fait confiance massivement à la démarche que je menais au coté de François-Xavier Pénicaud. En effet, la fédération girondine constitue, de façon très nette, le premier soutien de Libres et engagés, tant en valeur absolue qu’en pourcentage (83% des girondins ont voté pour cette liste et son candidat).

C’est une belle victoire ! Le challenge est passionnant, l’attente est forte et le poids des responsabilités conséquent !

Aujourd’hui s’ouvre une nouvelle ère, les luttes internes ne sont plus de mise. C’est tous ensemble que nous devons bâtir notre futur !…

Adrien Debever

Douce France…

« Douce France, cher pays de mon enfance. Bercée de tendre insouciance, je t’ai gardée dans mon cœur ! ». C’est cet extrait de la célèbre chanson de Charles Trenet qui me vient à l’esprit à l’issue de mon petit tour de France que les élections nationales des JDEM m’ont amené à faire.

Le contact au plus près des territoires, si cher à notre équipe des Libres et engagés, est un enrichissement précieux et enthousiasmant.

Certes, la situation du MoDem est marquée par la morosité un peu partout en France (avec l’exception notable de l’Aquitaine qui, si tout n’est pas parfait, est une flamme d’espoir démocrate pour tout le pays) mais quand on s’y attarde un peu, on découvre aussi des irréductibles démocrates qui ne craignent plus grand chose et ne demandent qu’à exprimer leur potentiel.

Tel le roseau qui, grâce à sa souplesse et sa finesse, plie mais ne rompt pas (les chênes monolithiques et idéologiques du PS et de l’UMP sont peut-être plus fragiles finalement) !

Ce noyau dur, souvent jeune (les JDEM sont parfois le dernier moteur encore en marche des mouvements départementaux) est prêt pour le grand rendez-vous de 2012; il faut maintenant leur donner les moyens de leurs envies et de leurs ambitions.

Avec François-Xavier Pénicaud, nous avons souhaité nous rendre dans toutes les régions de France métropolitaine (avec les DOM-TOM nous avons opté pour une interactivité vidéo) pour démontrer notre volonté prioritaire de répondre à ces besoins de moyens (budget, formation, communication, structuration…).

Avec la capacité de rassemblement et le retour d’une crédibilité, la volonté d’une relation décentralisatrice et transversale avec les fédérations est la troisième grande spécificité de notre projet organisationnel pour la structure nationale des Jeunes Démocrates.

Trois bonnes raisons de voter Libres et engagés, dès demain (vote du 15 au 17) !


Adrien Debever
http://www.wikio.fr

Etape V : Toulouse (Midi-Pyrénées)

Après le Bearn, notre route nous mène dans la « ville rose » si bien chantée par Claude Nougaro. Avec François Xavier Pénicaud, nous sommes accueillis par notre colistier Maxime Lecourt.

Cette rencontre est l’occasion d’aborder, avec les JDEM de la région Midi-Pyrénées, les difficultés pour les jeunes militants du MoDem de faire face aux déchirements de certains mouvements départementaux aînés.

Dans ces contextes, les fédérations jeunes peuvent être des opportunités pour le MoDem de dépasser les divisions et permettre de conserver un certain dynamisme local. Ce rôle des jeunes est essentiel pour poursuivre la propagation de nos valeurs et de nos idées, surtout à moins de 2 ans du rendez-vous présidentiel.

Néanmoins, cette volonté locale a besoin d’un coup de pouce de la structure nationale des JDEM. Cela se fait particulièrement sentir dans l’organisation d’événements importants servants de moteur au dynamisme collectif.

Pour nous, Libres et engagés, ce soutien doit se manifester par l’attribution de moyens financiers adaptés (sur présentation du projet) et par l’apport d’un appui médiatique et de communication de plus grande ampleur.

A Toulouse, comme dans de nombreuses régions où nous sommes allés, on ressent ce potentiel qui ne demande qu’à être libéré !

Adrien Debever

Etape IV : Orthez (Pyrénées Atlantiques)

Nouvelle étape de notre campagne nationale des JDEM. Ce dernier samedi d’août, nous faisions étape, avec François-Xavier Pénicaud, à Orthez à l’occasion de la Convention Départementale des Pyrénées Atlantiques (64).

Cette belle journée de convivialité fut marquée par la présence de François Bayrou, Robert Rochefort, Jean Lassalle, Geneviève Darrieussecq et Jean-Jacques Lasserre. Les Jeunes Démocrates 64 présentèrent également leur nouvelle équipe autour de leur Président fraîchement élu : Charles Bocquet, par ailleurs notre colistier Libres et engagés !

Le moment fort de la journée fut le discours de François Bayrou, plein d’énergie pour cette rentrée qui s’annonce déjà très importante en vue de 2012. Il évoqua ainsi l’actualité de l’été : l’affaire Woerth/Bettancourt et les dérives sécuritaires.

Le Président du MoDem développa aussi les priorités pour notre pays afin de pouvoir traiter les causes des problèmes actuels. Deux grands axes en ressortent :

  • La nécessité de relocaliser nos emplois et en particulier dans l’industrie, seul moyen de lutter efficacement et dans la durée contre le chômage.
  • Entreprendre une réforme en profondeur et avec des moyens importants de notre système éducatif et de recherche (en s’inspirant de la Corée du Sud qui utilise beaucoup l’intégration verticale).

Ces deux grandes priorités sont, par ailleurs, des axes majeurs du programme de fond des Libres et engagés. Une preuve de plus, s’il en était encore besoin, que les Jeunes Démocrates sont en adéquation avec leur leader.

Adrien Debever

Etape III : Nancy (Lorraine)

La Lorraine a pris au cours de cette campagne nationale des JDEM une valeur très symbolique.

En effet, elle fut la terre d’origine d’une des trois démarches déclarées pour cette élection et également celle de soutiens importants des deux autres listes.

Plus qu’une autre région, elle peut mesurer l’inutilité des conflits de personne et le gâchis que constitue des réactions d’orgueil impulsives. Ainsi, le retrait brutal du leader messin a laissé beaucoup de ses colistiers sur le bord de la route.

A ceux-ci, je suis venu en Lorraine, région chère à mon cœur, leur dire qu’ils ont et auront toujours leur place au sein de la structure nationale des Jeunes Démocrates.

Aux soutiens lorrains du Collectif Motivés, le message est celui de l’apaisement et de la nécessité de travailler ensemble au lendemain de l’élection.

De cette rencontre à Nancy avec des adhérents JDEM et des sympathisants, il ressort une forte demande d’unité pour faire face aux difficultés actuelles de notre mouvement. Le conflit interne est un luxe que le MoDem ne peut plus se payer. L’union est la condition préalable à toute action militante en vue des présidentielle de 2012.

Les Libres et engagés se sont constitués dès le départ sur cette volonté de dépasser les clivages antérieurs et les luttes de personnes. Nous l’avons prouvé dans la construction de notre démarche, puis dans la constitution de notre liste et nous l’appliquerons dans notre gouvernance future si nous sommes choisis par les Jeunes Démocrates de France.

C’est plein de cet espoir que je quitte la Lorraine en direction du Sud Ouest…

Adrien Debever