Le MoDem girondin fête l’Europe

Le week-end dernier, nous fêtions l’Europe (le 9 mai) par de multiples manifestations dans chaque circonscription de la Gironde. A noter en particulier une grande journée de tractage sur les marchés de Bordeaux et de la CUB avec un pique-nique au miroir d’eau.

Les Jeunes Démocrates ont joué un rôle prépondérant sur ces différentes actions et notamment dimanche matin sur le marché de Bassens où ils ont bravé la pluie pour sensibiliser les habitants à une campagne si importante malgré son manque de médiatisation.

Abus de pouvoir

Je vous invite à découvrir ce livre dont tout le monde parle. Que vous soyez convaincus par François Bayrou et le MoDem, hésitants et déçus de la politique et même opposants a priori ; ce livre vous offre une vision claire de ce qui oppose François Bayrou à Nicolas Sarkozy.

Nous sommes là en présence de deux modèles de société bien différents. Le Président du MoDem offre ainsi une réelle alternative à moyen et long terme au régime et à l’idéologie de Nicolas Sarkozy (ce qui n’est pas forcement synonyme de celle de l’UMP).

C’est précisément ce que le PS et la gauche française n’ont pas su faire depuis plus de 7 ans…

En attendant de lire son livre découvrez un extrait de la prestation de François Bayrou sur le plateau de « On n’est pas couché » sur France 2 hier soir :

Les Jeunes Démocrates en campagne

Dimanche les Jeunes Démocrates seront sur la presqu’île d’Ambès (4ème circonscription) dans le cadre de la campagne pour les Européennes.

Comme vous le savez, nous votons pour le Parlement Européen le 7 juin prochain, la campagne va donc s’accélérer dans les semaines à venir. Les Jeunes Démocrates de Gironde seront omniprésents aux quatre coins du département grâce à des équipes mobiles et au contact des électeurs.

Au programme de ce 10 mai: de 10h à 12h présence sur le marché de Bassens pour tracter et rencontrer la population. Puis en début d’après-midi tractage et boitage à Saint Vincent de Paul.

N’hésitez pas à vous joindre à nous (pour demander de plus amples informations : jeunes@modem33.com).

Vous pouvez aussi retrouver toutes les informations sur les différents événements du MoDem 33 lors de cette journée de fête de l’Europe sur :

www.modem33.com/index.php/le-modem-gironde-fete-leurope-le-9-mai

La relance: effet de levier et nouvelles approches

La relance de l’économie mondiale est attendue par tous, on scrute le moindre signe, on pratique toutes sortes d’invocations et on s’en remet surtout un peu trop au voisin (en particulier celui d’Outre-Atlantique).

En réalité, pour que cela soit efficace, il faut que tout le monde joue le jeu. Le mauvais élève étant toujours plus facile à copier que l’élève vertueux.

L’Europe doit donc être un acteur de cette relance et la France aussi. Encore faut-il que les mesures proposées soient performantes et que l’on amorce un changement de fonctionnement pour l’avenir. En effet, vouloir à tout prix faire redémarrer une voiture dont la direction est faussée serait de l’aveuglement ou de la stupidité.

Les actions engagées doivent si possible entraîner des effets de levier…Or, en France, quel est le meilleur levier sur l’économie et l’emploi ? Les PME (- de 500 salariés) bien sur, qui représentent 99% des entreprises et + de 80% des emplois du privé.

Par ailleurs, les mesures doivent également inciter à modifier les mœurs du monde économique vers plus d’équité et de pérennité.

Pour répondre à ce double objectif, je pense que 4 grands axes pourraient être développés et mis en place :

  • Proposer aux PME une forte baisse des charges patronales si les salariés de l’entreprise possèdent au moins 1/3 du capital. Cette mesure qui permettrait de réconcilier en partie les intérêts des salariés et ceux des actionnaires  présente  plusieurs aspects positifs:

L’apparition d’une minorité de blocage, juridiquement constituée par les salariés-actionnaires à hauteur d’au moins 33% du capital de l’entreprise, pèserait d’un poids réel dans la lutte contre les délocalisations abusives et les OPA (offre publique d’achat) sauvages que se livrent les capitalistes-financiers.

L’augmentation du pouvoir d’achat des salariés grâce à la distribution annuelle des dividendes aux actionnaires.

L’augmentation de la compétitivité de l’entreprise puisque moins de charges sociales et plus de motivation du personnel directement intéressé aux bons résultats de la société.

  • Un Small Business Act à l’Européenne. La mesure phare de ce concept, c’est de réserver une part des marchés publics à des appels d’offre uniquement ouverts aux PME, réduisant ainsi la concurrence des multinationales souvent délocalisée. Véritable soutien  pour les chiffres d’affaire des PME (surtout en période de crise), cette mesure doit être européenne afin de ne pas créer d’autre distorsion de concurrence intra-communautaire.

  • Mutualisation de la recherche privée/publique pour les PME. En pleine crise des Universités, et dans une logique de modernisation, il apparaît plus que nécessaire d’instaurer une collaboration renforcée en matière de recherche appliquée entre PME locales et Ecoles et Universités régionales : soit une forme de sous-traitance de la recherche, les PME participant ainsi financièrement au développement de l’activité de recherche des universités.

  • Une politique industrielle autour de l’économie verte. La crise actuelle est particulièrement rude pour les restes d’une industrie européenne déjà malade. On ne peut se contenter pour l’avenir de l’Europe d’une économie exclusivement bâtie sur le secteur des services. Une telle économie ne générerait pas suffisamment de richesses pour tous et ne pourra de toutes façons pas absorber, en matière d’emplois, le monde ouvrier. Il faut donc une politique industrielle en Europe mais une politique nouvelle, innovante et durable. « L’économie verte » porte tout cela en elle, elle doit être développée et soutenue par les pouvoirs publiques (c’est l’industrie des énergies renouvelables, de la pharmaceutique verte, de la dépollution et du recyclage…).

La crise actuelle est une occasion unique pour le pouvoir politique de reprendre la main afin d’amorcer un changement  véritable, réfléchi et … volontaire de  notre société, et cela passe par ce type d’actions …

Adrien Debever

Robert Rochefort très réceptif aux « Envies d’Europe » de la jeunesse

Jeudi dernier, Robert Rochefort, tête de liste aux Européennes pour le Sud-Ouest, était en Gironde.

Cette journée a commencé sur la côte par une rencontre avec les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon avant un rapide passage dans les Landes pour une réunion avec les associations de protection du littoral à Biscarosse.

En fin d’après-midi, retour à Bordeaux pour une conférence de presse afin de présenter la liste « Sud-Ouest » aux Européenne du Mouvement Démocrate. Pour cette occasion, Robert Rochefort était accompagné de 6 de ces co-listiers dont Geneviève Darrieussecq (Maire de Mont-de-Marsan et Conseillère Régionale), Philippe Meynard (Maire de Barsac) et Serge Bruno (de la Dordogne) pour ne citer que les aquitains.

La journée s’est terminé par une rencontre avec les militants et sympathisants au OLAKETAL (bassins à flots).

A cette occasion, les Jeunes Démocrates de Gironde ont remis officiellement à Robert Rochefort et à ses co-listiers les « Envies d’Europe ».

Ce livret est le fruit de plusieurs semaines de travail. Il ne se prétend pas être un programme mais plutôt un moyen pour transmettre à nos futurs eurodéputés, les envies, les espoirs et même les exigences des jeunes en matière d’Europe.

Ainsi, les Jeunes Démocrates ont pris le parti de dépasser le cadre technique des compétences restrictives du parlement européen. L’élection des députés européens est la seule occasion pour les citoyens d’être consulté directement sur l’Europe. Il faut donc en profiter pour exprimer nos envies profondes sur l’avenir de l’Union.

Afin de permettre à la jeunesse d’exprimer cela, tout en la confrontant à la réalité de l’Europe actuelle, les Jeunes ont organisé durant tout l’hiver de multiples réunions et conférences sur un grand nombre de thématiques et avec divers intervenants.

Robert Rochefort s’est montré très intéressé par ce livret et a salué la pertinence des propositions.

En attendant de voir ces envies et propositions reprisent par l’Union Européenne, c’est un des rares projets de fond qui est ainsi proposé, lors de ces élections, par les citoyens, tous âges et couleurs politiques confondus. Une preuve supplémentaire, s’il en était encore besoin, que les Jeunes Démocrates sont à l’avant-garde de l’Europe !

Adrien DEBEVER

Télécharger les « Envies d’Europe »

Montée en puissance de la campagne européenne

En fin de semaine dernière, notre tête de liste aux européennes, Robert Rochefort, était en Gironde. Deux jours menés tambour battant avec au programme :

Jeudi soir, une conférence débat organisée par les Jeunes Européens. Au départ ils avaient invité les principaux candidats des listes MoDem, UMP et PS mais seul Robert Rochefort a répondu à cette invitation. De là à voir un indice de motivation et d’implication des différentes têtes de listes, il n’y a qu’un pas…

Le vendredi matin fut consacré au Blayais, en compagnie de Xavier Loriaud, avec une visite de la citadelle, une interview pour Sud Ouest, une rencontre avec les viticulteurs puis avec le Maire de Blaye.

Retour à Bordeaux le midi pour une entrevue rapide avec Jean-Luc Romero, Président de l’association les Elus Locaux Contre le Sida (ELCS), puis, dans le cadre de la FED (Fédération des Elus Démocrates), déjeuner chez Dubern, en présence des élus démocrates de la Gironde.

Bref, une pré-campagne très dynamique, de bonne augure pour les semaines à venir. En ces temps de crise mondiale, le mot d’ordre sera plus que jamais de lutter contre les démagogues et politiciens bassement calculateurs qui joueront sur les peurs pour faire porter à l’Europe la responsabilité de la crise.

Propagande mensongère et dangereuse quand on se souvient des réflexes protectionnistes et de leurs conséquences  lors de la crise de 1929. L’Europe est pour nous une protection dans ces périodes si difficiles, ainsi elle nous a évité une crise monétaire.

Néanmoins, l’Europe n’est pas parfaite, elle n’est pas aujourd’hui en mesure de répondre totalement à toutes nos difficultés. Il faut donc  appeler de nos vœux plus d’Europe mais surtout « mieux » d’Europe.

Adrien DEBEVER

« La crise », quelle salade !

Nous vivons une crise financière, économique et sociale qui est mondiale. Cela est un fait, que les médias relaient tous les jours en long, en large et en travers !

Au final, le terme « crise » est mis à toutes les sauces et devient la cause de tous les maux.

Devant ce battage médiatique quelque peu confus, on constate que les français, fidèles à leurs habitudes, revendiquent tous une part des mesures d’urgence et manifestent leurs doléances corporatistes…

En retour, les mesures pleuvent : effets d’annonce, saupoudrages,  changements de cap, actions ciblées…

Bref, on mélange tout, l’absence de cohérence est criante et une logique d’ensemble est bien difficile à percevoir dans cette grande salade.

Essayons, alors, de prendre un peu de recul…cette crise, financière au départ, puis économique (même si, en France, les difficultés économiques pré-existaient déjà) avant de devenir aujourd’hui sociale, cette crise est hors norme. D’abord par sa violence et son ampleur, mais surtout parce qu’elle n’est pas uniquement conjoncturelle : elle porte en elle une profonde remise en cause structurelle.

Face à ce constat, nos dirigeants devraient construire leurs actions autour de trois problématiques parallèles, complémentaires mais distinctes :

  • La nécessité de relancer l’économie nationale le plus vite possible : cela demande des mesures rapides, importantes et ponctuelles (soutien aux entreprises, marché publics, rétablir la confiance…).
  • L’urgence de protéger les plus fragiles : là aussi les actions doivent être rapides et ponctuelles. C’est le devoir fondamental de tout Etat envers ses citoyens mais il ne faut pas créer des déséquilibres à long terme ou plomber la relance économique (donc des primes et des prêts plutôt que des actions sur les salaires…).
  • Refondre le système mondial : agir sur les causes afin que cela ne se reproduise plus. Ces actions à long terme doivent être appliquées dès maintenant car la crise a permis au pouvoir politique de reprendre la main, au moins pour un temps, sur le pouvoir économique. Il faut alors faire pression sur les grands organes financiers, banques, multinationales, pays de paradis fiscaux pour leur imposer une nouvelle réglementation des échanges mondiaux, la lutte contre de la concurrence déloyale et ce, principalement en matière sociale, imposer des normes environnementales et une modification des règles financières et comptables.

Seules des mesures politiques menées simultanément sur ces trois axes ont une chance de succès. Cela s’entend bien évidemment pour la France mais aussi pour l’Europe et le monde. Le G20 a du pain sur la planche…

Adrien DEBEVER

L’art de la communication, seule arme du Président de la République face à la crise ?!

Début février, l’Elysée organise une grande messe télévisuelle afin de mettre en scène Nicolas Sarkozy relevant le défi de la crise…

L’un des « moments forts » fut, sans aucun doute, l’annonce-surprise de la suppression de la Taxe Professionnelle (T.P). L’objectif annoncé ce soir-là vise à alléger les charges des entreprises et à améliorer leur compétitivité dans cette période particulièrement difficile.

Cette annonce a pris l’allure d’un véritable « fait du Prince », tant cette mesure a semblé sortir du chapeau du Président,  sans aucune concertation, ni même information au sein de sa majorité !

L’étonnement a d’ailleurs rapidement fait place à l’inquiétude des élus de tous bords, et spécialement au niveau local où la T.P joue un rôle essentiel dans le financement des collectivités locales et dans la motivation politique.

C’est d’ailleurs lors de la présentation, il y a quelques jours,  des propositions du comité Balladur pour la réforme des collectivités locales que les choses se sont éclaircies. En effet, la « proposition 16 » prend acte de la suppression de la T.P et propose son remplacement par une taxe sur la Valeur Ajoutée,  le mécanisme et les bénéficiaires restant sensiblement identiques.

Toute cette histoire peut donc se décrypter ainsi : La Taxe Professionnelle a été réformée en modifiant les critères et les bases de la taxe. La montagne accouche d’une souris ! Pas de quoi révolutionner l’économie nationale  même si l’on remarque que cette mesure  offre davantage d’équité et  répond en outre  à une demande déjà ancienne de la part des entreprises.

Réformer la T.P  ne constitue en rien une aide significative pour le redressement de notre économie face à la crise, malgré l’effet d’annonce du Chef de l’Etat

L’art de la communication ne peut pas faire longtemps illusion dans un contexte actuel aussi difficile. Les tours de « passe-passe » élyséens, les changements d’appellation ou les modifications de quelques mécanismes ne remplaceront pas la nécessité urgente d’un second plan de relance, avec, cette fois, l’envergure nécessaire…

Adrien DEBEVER

Toute la dimension de François Bayrou…

Je vous invite à découvrir ou redécouvrir l’émission «ce soir ou jamais» de mardi dernier, présentée par Frédéric Taddaï sur France 3.

C’est un débat politico-philosophique (rare à la télé) entre François Bayrou, le philosophe Régis Debray, l’historien Jean-François Sirinelli et le politologue Olivier Duhamel.

Entre le philosophe engagé, de gauche, ancien soutien de Jean-Pierre Chevènement, et le politique agrégé des lettres classiques, s’établit un dialogue passionnant sur les valeurs, sur « l’inscription culturelle du politique ». Par ses réflexions et son questionnement, le philosophe parvenait à extraire du politique le fondement de son engagement, nous éclairant ainsi sur des éléments déterminants bien mieux qu’aucun journaliste politique jusqu’ici. Sous cet angle, la colonne vertébrale politique de François Bayrou : « l’humanisme », acquiert une épaisseur inattendue, et un contraste passionnant avec les visions Sarkozystes (bien plus terre à terre) ou socialistes.

Relancé par Jean-François Sirinelli, puis de façon plus pressante par Olivier Duhamel sur ses options futures de gouvernement et de positionnement politique, François Bayrou répond en prenant, un positionnement très gaulliste. Il évoque ses différences de valeurs avec le Président de la République, le clivage droite-gauche et l’existence d’un modèle de société « des inégalités croissantes » ces 20 dernières années.

Cette émission permet donc de mesurer toute l’envergure culturelle, intellectuelle et spirituelle de François Bayrou. Cette densité personnelle est, sans conteste, une caractéristique commune à tous les grands hommes d’Etat et qui manque cruellement à une bonne partie des leaders politiques actuels…