Et maintenant…la Justice !

Le Président de la République dans sa boulimie de réformes souhaite la suppression des juges d’instruction pour confier les enquêtes au seul parquet.

Cette réforme se veut une réponse au fiasco judiciaire de l’affaire Outreau. Si cette terrible affaire a mis en lumière des besoins de réforme de l’instruction et des enquêtes judiciaires au sens large, la réponse donnée par la présidence de la République semble curieuse et quelque peu radicale, à moins que cela ne cache d’autres objectifs…

Le recours au juge d’instruction est une procédure qui reste exceptionnelle, réservée aux affaires sensibles ou complexes (pénales bien souvent). Ces magistrats du siège offrent ainsi une garantie d’indépendance par rapport au pouvoir exécutif.

Si demain, toutes les enquêtes judiciaires sont confiées aux magistrats du parquet, alors qu’ils sont nommés par le pouvoir politique et contrôlés par la Chancellerie, l’exécutif pourra décider de la pertinence d’instruire ou non les affaires !

Après une reprise en main des médias, avec la nomination du président de la télévision publique directement par le chef de l’Etat, c’est maintenant une atteinte à l’indépendance de la justice qui est engagée par l’Élysée.

Ceci n’a rien d’anodin : rappelons, en effet, que la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire voir médiatique) est une des bases de la démocratie. A l’avenir, la réforme souhaitée par l’Elysée permettra surtout d’étouffer des affaires gênantes pour le pouvoir en place (à l’image de ce que Berlusconi a installé en Italie)…

La France a un besoin urgent de réformes profondes, sur ce constat nous sommes nombreux à être d’accord, mais on ne peut pas cautionner des changements qui se traduisent par une confiscation du (des) pouvoir(s) par une élite, aussi éclairée soit-elle !

Adrien DEBEVER

Des voeux très révélateurs…

Hier, le Président du Conseil Général, Philippe Madrelle, a présenté ses vœux aux personnels de l’institution départementale dans le nouveau et grand hall de l’immeuble Gironde à Mériadec (dont l’architecture se veut moderne mais possède une acoustique de bien médiocre qualité).

Ce fut un discours au débit très rapide qui développa trois thèmes principaux : l’auto-promotion et le satisfécit de la majorité départementale avec, en particulier, la fierté réaffirmée d’être le deuxième employeur d’Aquitaine, puis ce fut l’attaque en règle de toutes les actions ou les intentions du gouvernement, et enfin, le constat de la crise qui touche notre pays, l’Europe et le monde avec les conséquences à redouter dans un proche avenir.

Bref, un bel exercice de propagande, tout en critiques négatives. Ce qui donna à la phrase de clôture concernant les vœux de bonheur et réussite, un caractère pour le moins incongru…

Au-delà de ce discours, c’est surtout l’illustration de la ligne politique de ceux qui dirigent aujourd’hui le PS : une opposition systématique, une absence totale de volonté de faire front commun face à la crise, un discours jamais positif, ni susceptible de redonner confiance (la confiance est pourtant un élément important de la relance).

Plus criant encore : c’est l’absence de projet alternatif, les seules propositions avancées étant  toujours les vielles recettes, comme celles de l’emploi public. Or, face à la dette publique actuelle et future, comment peut-on encore penser que recruter à tour de bras les français dans la fonction publique, est, en soi, un programme pragmatique et économiquement viable ?!…

Adrien DEBEVER

Non à la plate-forme multimodale sur la presqu’île d’Ambès !

La Communauté Urbaine de Bordeaux (C.U.B.) a  exprimé le souhait d’implanter une plate-forme logistique multimodale sur la zone d’intérêt métropolitain du port d’Ambès. C’est pourtant là une zone de « champs d’expansion des crues », indispensable pour recueillir les eaux en cas d’inondation.

Ce projet d’implantation aggraverait les risques d’inondation sur ce secteur (à cause de la mise en place de remblais nécessaires à la mise hors d’eau de la plate-forme) et ne tient pas compte des risques encourus par la population de Saint Louis de Montferrand et du quartier de Sabarèges à Ambarès et La Grave.

La C.U.B. doit cesser de mépriser cette presqu’île et de la considérer comme un « no man’s land ». C’est déjà une zone qui cumule un grand nombre d’usines classées SEVESO, ce qui en fait potentiellement une bombe bien supérieure à AZF à Toulouse !…

Il est urgent de mettre sur pieds un projet alternatif qui s’appuie sur une mise en valeur du biotope de cet éco-système.

On peut avoir des projets financiers et créateurs d’emplois sans, pour autant, détruire l’environnement. Ce sont toutes les promesses qu’offre l’économie verte…

Il nous faut pour cela, des Hommes politiques, véritables moteurs du changement et non pas spectateurs du conservatisme.

Adrien DEBEVER

Conso, Boulot, Dodo – 7 jours/7

Serait-ce mon dernier dimanche où je ne suis pas obligé de travailler, pendant lequel j’en profite pour écrire ce billet? En effet, le gouvernement souhaite libéraliser  le travail le dimanche, dernière déclinaison du « travailler plus pour gagner plus ». Derrière ce slogan, c’est le projet de société du candidat Sarkozy, devenu Président, qui transpire : il souhaite calquer le modèle anglo-saxon à la société française.

Cela implique pour tous de s’accomplir sur le plan personnel par la consommation de masse et pour beaucoup un cumul de plusieurs petits  emplois tout au long de la semaine pour pouvoir s’en sortir, compte tenu de salaires trop bas et d’une précarité constante de l’emploi.

Cette société de l’argent est bien loin du modèle humaniste auquel beaucoup d’entre nous aspirent plus ou moins consciemment.

Le dimanche, en effet, est un jour essentiel qui permet de faire une pause dans notre consommation compulsive. Il nous permet d’exprimer  les autres facettes de notre personnalité et de répondre à nos besoins de culture, de sport et de spiritualité.

C’est aussi du temps à consacrer à nos proches et nos familles, pilier de toute civilisation. Cette journée commune permet l’éducation des enfants,  la transmission des valeurs et des savoirs entre les générations.

Dans sa Lettre à l’éléphant, Romain Gary, dès 1968, percevait ce péril : « Dans une société, vraiment matérialiste et réaliste, poètes, écrivains, artistes, rêveurs et éléphants ne sont plus que des gêneurs. Dans un tel monde, il se pourrait bien qu’il n’y eût plus de place pour l’Homme. Tout ce qui restera de nous, ce seront des robots ».

En 2008, il faut donc, plus que jamais, lutter pour que l’humain ne soit pas réduit à une force productive ou une cible marketing. Cette lutte passe par la liberté  et  le  droit de ne pas travailler et de ne pas consommer le dimanche…

Adrien DEBEVER

Rompre l’isolement de la jeunesse des quartiers

Dans les quartiers comme ceux de Génicart à Lormont, la jeunesse est souvent laissée à elle-même.

Ainsi, quand nous souhaitons occuper nos temps libres, nous ne disposons pas de réelles infrastructures à notre disposition. Le foyer populaire a des horaires d’ouvertures inadaptés (10h-12h30 et 14h-18h) car indisponible en fin de journée. C’est également le même problème avec les structures sportives.

Quant il s’agit de s’insérer dans la vie active, les difficultés sont encore plus grandes. Ainsi dans la recherche de stage (souvent conditions obligatoires pour valider nos diplômes) nous nous heurtons à une discrimination liée à notre lieu d’habitation, notre nom ou bien encore à notre lycée d’origine.

Au lieu de toujours penser répression, il serait bon de traiter les problèmes à la source…

Mohamed ZAHI

Co-animateur de la rive droite des Jeunes Démocrates 33

Le quotidien à Lormont

Habitant lormontais, j’ai adhéré au Modem peu après le deuxième tour de la présidentielle 2007. J’ai participé activement à la campagne d’Anne-Lise Jacquet et Clause Dauvillier  pour les législatives 2007 ainsi qu’à celle d’Adrien Debever aux cantonales 2008.

Après plus de deux ans de vie à Lormont, je trouve que c’est une très belle commune mais qui souffre de graves carences.

En effet, il n’y a pas de réel centre ville. Si le centre est signalé officiellement, il se résume en fait à une seule rue en pente qui mène sur une place face à la Garonne où l’on constate trois ou quatre commerces (bars et restaurants) et une banque. Dans cette rue, survivent bien quelques commerces mais il n’y a pas d’animation et de vie! Lormont mérite mieux…

D’autre part, un lormontais est obligé de se rendre à Bordeaux pour se procurer des médicaments si par malheur son enfant ou quelqu’un de sa famille tombe malade après 19h. A Lormont, il n’y a pas de pharmacie de garde, cela est même valable pour toute la rive droite!

C’est ce sentiment de laisser pour compte qui est pénible pour les habitants et nous attendons désespérément que les hommes politiques locaux répondent à ces problématiques.

Amine KAYED

Co-listier Modem aux municipales 2008 à Lormont.

Réforme de France Télévision : symbole d’une gouvernance !

La disparition de la publicité sur France Télévision et la désignation de son président par le chef de l’Etat, voilà une réforme qui symbolise parfaitement la gouvernance de Nicolas Sarkozy.

Sous prétexte de moderniser et de rendre plus qualitative l’offre de la télévision publique (ce qui peut être traité de façon bien différente), le Président de la République atteint deux objectifs qui sont récurrents dans un grand nombre de mesures prises depuis son élection :

– Centraliser sur sa personne un maximum de pouvoir et  maitriser le plus possible les médias afin de contrôler le traitement de son image en limitant la critique et la caricature (dérives déjà observées en Italie avec Berlusconi).

– Œuvrer en priorité dans l’intérêt des « élites économiques et capitalistiques » du pays, les grands groupes, et plus particulièrement les « grands patrons » qui sont ses amis personnels. Cette réforme offre ainsi une manne financière inespérée aux chaines privées (car la disparition de la pub sur les chaines publiques fait monter la demande d’espaces pub dans le privé ainsi que les prix) et en particulier TF1 qui appartient à un certain Martin Bouygues !

Cette pratique du pouvoir ne fait pas l’unanimité dans les rangs de la majorité mais seules quelques voix se font entendre. C’est sur des sujets comme celui-là que le parlement doit jouer son rôle et défendre l’équilibre des pouvoirs et cela, toutes étiquettes politiques confondues…

Adrien DEBEVER

Envie de Démocratie

La Démocratie est un joli mot mais qui a besoin de s’incarner en réalités de terrain. Le pluralisme politique local fait partie de cette nécessité, malheureusement c’est loin d’être le cas partout…

A Ambès, nous souffrons de ce problème : 1 seule liste aux municipales, pas d’opposition et donc un vainqueur d’office.

Une des conséquences, c’est un parti en place depuis plus de 20 ans avec un très faible renouvellement de ses têtes de listes, qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de nouvelles idées et de nouvelles personnes.

Le Modem a largement sa place, pour cela, il faut créer une émulation autour d’habitants qui souhaitent du changement et à terme présenter une liste aux prochaines municipales avec l’idée d’ouverture que propose François Bayrou et un programme qui tient compte des problématiques environnementales, géographiques et économiques de la presqu’île d’Ambès.

C’est seulement à ce moment que nous aurons enfin un vrai choix possible et une réelle Démocratie locale.

Emiliano CUPIDO

Militant Modem d’Ambès

L’implosion du PS ?

C’est un bien triste spectacle que nous a offert le Parti Socialiste lors du renouvellement de sa direction nationale. C’est un parti plus que jamais sclérosé et incapable de se renouveler avec des pratiques d’un autre âge. En effet, que penser de ce vote qui se voulait un modèle de démocratie et qui, à l’arrivée, est une succession de tricheries où les fédérations départementales rivalisent en techniques de magouilles (à noter la belle performance de la fédération girondine !).

Derrière ce constat pathétique, il se dégage une réalité : le PS n’est plus capable de jouer son rôle de parti d’opposition, et de proposer un projet alternatif au pouvoir en place. Ce parti est profondément coupé en deux sur la base de conflits de personnes fratricides et sans doute irréversibles. Mais, plus grave encore, c’est la ligne politique qui n’existe plus, les socialistes sont aujourd’hui composés de courants si éloignés idéologiquement qu’un projet de société commun et cohérent est impossible.

Plus que jamais le Modem représente la solution à cette absence de propositions et de contre pouvoir. Sa modernité et son projet de société doivent maintenant prendre de l’ampleur et fédérer autour de lui toutes les personnes qui prônent un capitalisme social (cela concerne autant les héritiers du gaullisme que certains partisans de Ségolène Royal).

Il ne faut pas avoir peur du changement, car c’est dans la nouveauté que l’on trouvera l’énergie nécessaire pour surmonter nos difficultés actuelles…

Adrien DEBEVER