Arras : ma contribution sur la politique économique

Ecrit le 22 novembre 2009

arras2Ci-après, ma troisième et dernière contribution pour le congrès programmatique d’Arras du Mouvement Démocrate. Elle concerne la politique économique (le point 2-4 du document de travail).

1) Constat

Les politiques économiques françaises depuis 30 ans ont souvent échoué ou ont obtenu des résultats décevants.

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Arras : ma contribution sur l’industrie

Ecrit le 21 novembre 2009

arras1Ci-après, ma deuxième contribution pour le congrès programmatique d’Arras du Mouvement Démocrate. Elle concerne l’industrie (le point 2-3 du document de travail).

1) Constat

Les économies occidentales, et en particulier la France, semblent avoir renoncé à leur secteur  industriel.

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Arras : ma contribution sur l’économie mondiale

Ecrit le 20 novembre 2009

arrasLe Mouvement Démocrate se réunit les 4, 5 et 6 décembre prochain à Arras pour un Congrès programmatique.

Cela a pour objectif de poser les bases de notre programme pour les années à venir. Ce travail est ouvert à tous et les adhérents peuvent faire des contributions au document de travail (réalisé sous la direction de Robert Rochefort) avant qu’il ne soit validé durant le Congrès.

Je vous fais part, ci-après, de ma première contribution. Elle concerne l‘économie mondiale (le point 2-1 du document de travail).

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Pas de métropole sans grand stade !

Ecrit le 6 octobre 2009

grand-stadeLe football est le sport le plus pratiqué au monde, il est une des rares activités humaines à être universel. De ce fait, il dépasse le cadre sportif pour être un phénomène social, culturel et économique. Il suffit de se rappeler l’impact économique (+1,5 point de PIB en 98) de la coupe du monde en France et de l’effet de la victoire des bleus sur le moral des ménages, ou bien encore d’observer l’importance sociale et historique du foot dans le quotidien de milliers de supporters des grands clubs français (Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux…)

Cela est sans doute encore plus vrai en période de crise et de dépression sociale.  Alors certains qualifieront cela d’ « opium du peuple », d’autres de source de d’évasion et de rêve salvateurs pour toute société humaine.

Une chose est sûre, cette activité mérite une attention toute particulière de la part de nos décideurs politiques.

La France souhaite se porter candidate à l’organisation du Championnat d’Europe des Nations 2016. C’est un événement majeur qui implique des stades modernes et  adaptés.

A Bordeaux, ce projet permet de se poser dès maintenant la question de l’avenir du vieux et historique stade Chaban-Delmas.

On le sait bien, ce stade est aujourd’hui à la limite des normes européennes, il est très couteux à entretenir, il est limité en terme de place, son fonctionnement génère un très mauvais bilan carbone et entraine, de par sa position centrale, des bouchons dans les flux de spectateurs. Enfin, son statut de monument classé limite les marges de manœuvre.

Voilà sans doute l’occasion ou jamais de lancer le projet d’un grand stade moderne. Il faut donc saluer la position d’Alain Juppé sur ce point.

En effet, ce projet est intéressant pour plusieurs raisons :

  • Participer à l’Euro 2016 est une magnifique vitrine pour Bordeaux à travers toute l’Europe.
  • Les Girondins de Bordeaux, club de football professionnel, est aujourd’hui l’un des plus grands clubs français. S’il veut devenir un grand club européen, cela passe, entre autre, par un grand stade. Là encore la renommée de la ville est en jeu si elle veut devenir une grande métropole continentale (les jeunes européens apprennent à connaître les grande villes d’Europe bien souvent à travers leur club de foot : Real Madrid, Manchester United, FC Barcelone ou bien encore Milan AC).
  • La capacité des clubs français à rivaliser avec leurs voisins étrangers est aussi une formidable locomotive pour le sport amateur et la formation; Les Girondins de Bordeaux sont d’ailleurs un des clubs hexagonaux les plus en pointe dans ce domaine).

Cependant, ce grand stade ne doit pas être réalisé sans une vraie réflexion d’ensemble. En effet, l’une des rares erreurs de l’organisation de la Coupe du Monde 1998, fut de se contenter de stades rénovés ou construits (voir le Stade de France) sur les standards du XXème siècle.

Il faut bien reconnaître que les stades français sont de grands monstres de béton, vides et sans vie 6 jours /7 (quand il y a un club résident de haut niveau) et qui n’offrent, à l’occasion des matchs, qu’une buvette avec sodas et hot-dogs ! Il y a là un archaïsme aberrant et peu compatible avec  l’idée de rentabilité.

Le futur grand stade de Bordeaux devrait donc s’inspirer de ce qui existe en Angleterre, en Espagne ou en Italie (mais aussi des projet français comme celui de Lille). Ces ensembles sont avant tout des espaces de vie cohérent autour du sport et de la culture (on peut, ici, regretter que pour des raisons politiques, la grande salle de concert de la CUB ne soit pas intégrée à la même structure comme à Lille). On pourrait ainsi imaginer des commerces et des services dédiés autour de la thématique du bien-être. Le grand stade pourrait proposer toute la semaine un lieu de détente, d’activités sportives, avec des points d’alimentation saine (type resto bio), et d’activités culturelles : un vrai lieu de vie et de loisirs pour tous. Ce qui suppose un cahier des charges très strict pour les exploitants privés.

Sa conception doit aussi tenir compte de l’environnement et du développement durable en faisant de cet ensemble un modèle de technologie verte (autosuffisance énergétique et en eau…).

Son mode de financement doit également être optimisé avec, sans doute, à privilégier un Partenariats Public-Privé (PPP), dispositif moderne et très intéressant pour les collectivités locales qui souhaitent se lancer sur des grands projets (Voir l’article sur les PPP). Car il est bien évident qu’un grand stade à Bordeaux concerne tout le monde : la ville de Bordeaux, la CUB, le Conseil Général (Ce lieu drainera les populations des quatre  coins de la Gironde) et le Conseil Régional (puisque Les Girondins sont le seul club de foot professionnel de l’élite en Aquitaine).

Enfin, il restera la question de l’avenir du stade Chaban Delmas, son classement architectural  limitant les possibilités d’exploitation. Néanmoins, il est peut être possible de s’inspirer de Highbury, l’ancien stade historique de Arsenal (club de Londres), qui, bien que classé lui aussi, a été reconverti en logements, en respectant la structure extérieure du stade (découvrir cet exemple) et par là-même, une grande partie de son âme…

Adrien Debever

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Sur ce sujet, je vous invite à lire l’intervention de Fabien Robert lors du Conseil de la CUB du 2 octobre dernier.


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Les Partenariats Public-Privé (PPP)

Ecrit le 6 octobre 2009

cpppLe 25 septembre 2009, la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes organisait, à Bordeaux, une rencontre autour du thème des Partenariats Public-Privé :« la mise en place des PPP dans les collectivités locales ».

Cette rencontre était animée par Marc Teyssier d’Orfeuil, Délégué Général du Club des PPP, et Jérôme Grand d’Esnon, Avocat associé chez Landwell et Associés.

Trois possibilités de financement des grands investissements publics :

  • La plus classique par un investissement public (marché public) où la collectivité choisit par appel d’offre un prestataire privé qui sera payé pour réaliser l’investissement (avec souvent un paiement au fur et à mesure de la réalisation).
  • Il existe aussi depuis longtemps un financement par le biais d’un contrat de concession ou d’une délégation de service public (DSP). Le prestataire privé finance l’investissement puis exploite le service avec comme objectif de se rembourser sur les recettes issues des usagers. Lorsque les recettes ne sont pas celles attendues, la collectivité se voit contrainte de verser une compensation financière.
  • Plus récemment un nouveau système a été mis en place par une ordonnance de 2004, puis une loi du 28/07/2008 et enfin modifié par la LF 2009. Il s’agit des contrats de Partenariats Public-Privé (PPP).

En quoi consiste les Partenariats Public-Privé ?

Il s’agit d’un contrat passé par une collectivité avec un prestataire privé. Le prestataire privé finance l’investissement mais il est également en charge de sa maintenance durant tout le contrat qui peut aller jusqu’à une vingtaine d’années. Une fois réalisé, l’investissement est à la disposition de la collectivité contre un loyer prédéterminé et pour une durée précise, qui couvre la réalisation et la maintenance de l’investissement.

Les principaux avantages de ce dispositif sont :

  • La signature d’un vrai contrat (pas de dérapage de délai et de coût) et d’un contrat global (conception, réalisation, maintenance).
  • La rapidité de réalisation de l’investissement (motivation du partenaire privé qui ne percevra le premier loyer qu’à la livraison) et l’absence de risque de surcoût (les loyers sont fixés en amont).
  • La valorisation de l’investissement par l’obligation de maintenance (démarche qualitative également lors de la conception où le partenaire privé doit tenir compte de ses futurs coûts de maintenance). C’est un objectif de performance pour le partenaire privé avec la présence de clause de pénalités sur les loyers en cas de non respect des ses obligations (surtout la maintenance).
  • L’externalisation pour la collectivité cette dernière n’est pas toujours la mieux placée pour réaliser l’investissement prévu.
  • Un étalement des coûts dans le temps (les loyers ne sont versés qu’à la livraison et ils s’étalent sur le long terme).
  • Une grande souplesse dans les propositions des éventuels partenaires privés car l’appel d’offre ne se base pas sur un cahier des charges restrictif mais sur une analyse réelle des besoins. Une grande liberté de propositions laissée aux acteurs privés.

Les principales difficultés de ce dispositif sont :

  • Une procédure lourde en amont (en moyenne il faut 1 an pour monter le dossier). C’est un contrat complexe qui nécessite une évaluation préalable (vérification de l’opportunité, prise en compte tous les éléments, surtout ceux à long terme), puis une  procédure (négociée, d’appel d’offre restreint ou de dialogue compétitif).
  • Des coûts globalement plus importants que dans les autres modes de financement.
  • Une gestion du personnel plus complexe.
  • Une nécessaire adaptation des habitudes et des mentalités des agents des collectivités.
  • Support du coût de la TVA sur les loyers (pas récupérable).

Les dernières lois de 2008 et 2009 ont apporté quelques assouplissements :

  • La collectivité peut financer une partie mineure de l’investissement de départ et ainsi baisser ses futurs loyers (voire trouver plus facilement des partenaires privés).
  • L’Etat peut garantir jusqu’à 80 % des loyers de la collectivité (baisse du risque pour le partenaire privé et donc du coût les loyers). Les 20% restant permettent de garder une partie des loyers soumise aux risques des pénalités (motivation essentielle dans ce type de partenariat).

Les intervenants dans ce domaine :

La mission d’appui à la réalisation des Partenariats Publics-Privés (MAPPP) qui donne un avis obligatoire dans des projets qui concerne l’Etat et un avis facultatif pour les autres collectivités.

Contacts : 01.44.97.34.78 ou www.ppp.minefi.gouv.fr/mission.php

L’Institut de Gestion Déléguée (IGD) qui aide et conseil dans la volonté de passer des contrats de partenariats.

Contacts : 01.44.39.27.00 ou www.fondation-igd.org

Adrien Debever

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Encore un « G vain » ?

Ecrit le 30 septembre 2009

g20Le week-end dernier s’est tenu à Pittsburgh (USA) le G20. C’est la réunion des pays qui représentent les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut.

A l’issue de ce forum de coopération économique internationale, les pays membres se sont félicités d’avoir bien répondu à la crise financière et ils ont annoncé une nouvelle étape dans la gouvernance économique et financière mondiale.

Les principales propositions du G20 en matière de gouvernance mondiale se déclinent ainsi :

  • Un G20 qui remplacerait définitivement le G8, afin d’être plus représentatif et efficace. Puis « Rééquilibrer la croissance mondiale » avec une meilleure répartition de la consommation à travers le globe.
  • Un relatif droit de regard de la collectivité sur la gestion des économies nationales des différents membres.
  • De nouvelles règles de sécurité pour les banques à travers des normes plus strictes concernant leurs fonds propres.
  • Des recommandations afin de lier davantage la rémunération des banques et des acteurs sur les marchés financiers aux performances à long terme.
  • Enfin, il est demandé au FMI d’étudier l’éventuelle mise en place d’une taxe Tobin sur les transactions financières. Mais cela n’est pas spécifiquement évoqué dans les conclusions du G20.

Devant les résultats de cette  rencontre au sommet , la première surprise porte sur la joie un peu excessive des chefs d’Etat devant leur « succès face à la crise ». Certes, ils ont évité la banqueroute générale et le naufrage du système bancaire mais c’était le minimum. Et cela n’est pas sans conséquence : les finances publiques des pays du G 20 sont exsangues dans des proportions jamais atteintes. Ils ont ainsi brûlé leur joker, ou, plutôt, celui des générations futures, et, en cas de nouvelle crise, celle-ci risquera, cette fois, d’être fatale.

La crise financière que nous connaissons est conjoncturelle mais elle est surtout structurelle. Le principal enjeu à long terme n’est pas la relance mais la modification d’un système économique mondial qui ne fonctionne plus.

Or, sur ce dernier élément, la réponse du G20 est très décevante. Il y a, certes, de belles déclarations d’intention : on propose d’augmenter les seuils de sécurité, mais on ne change pas les comportements. La place de chacun est redéfinie, c’est très bien, sauf que cela ne modifie par pour autant le système. L’exigence de cette crise est pourtant bien là : réinventer un nouveau système économique mondial.

Le G20 n’a pas, non plus, montré la volonté d’étendre sensiblement les compétences du FMI en faisant de lui un gendarme de l’économie mondiale. Aucune règle n’a été érigée pour les échanges financiers et économiques, pas de moralisation ni de lutte contre la concurrence déloyale sur le plan écologique ou social.

Le Knock-Out économique étant évité, la bonne humeur des nos dirigeants semble avoir atténué la gravité et l’urgence de la situation… Si ce constat se confirme, l’avenir risque de ressembler à un jeu de roulette russe…

Adrien Debever
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La relance: effet de levier et nouvelles approches

Ecrit le 30 avril 2009

La relance de l’économie mondiale est attendue par tous, on scrute le moindre signe, on pratique toutes sortes d’invocations et on s’en remet surtout un peu trop au voisin (en particulier celui d’Outre-Atlantique).

En réalité, pour que cela soit efficace, il faut que tout le monde joue le jeu. Le mauvais élève étant toujours plus facile à copier que l’élève vertueux.

L’Europe doit donc être un acteur de cette relance et la France aussi. Encore faut-il que les mesures proposées soient performantes et que l’on amorce un changement de fonctionnement pour l’avenir. En effet, vouloir à tout prix faire redémarrer une voiture dont la direction est faussée serait de l’aveuglement ou de la stupidité.

Les actions engagées doivent si possible entraîner des effets de levier…Or, en France, quel est le meilleur levier sur l’économie et l’emploi ? Les PME (- de 500 salariés) bien sur, qui représentent 99% des entreprises et + de 80% des emplois du privé.

Par ailleurs, les mesures doivent également inciter à modifier les mœurs du monde économique vers plus d’équité et de pérennité.

Pour répondre à ce double objectif, je pense que 4 grands axes pourraient être développés et mis en place :

  • Proposer aux PME une forte baisse des charges patronales si les salariés de l’entreprise possèdent au moins 1/3 du capital. Cette mesure qui permettrait de réconcilier en partie les intérêts des salariés et ceux des actionnaires  présente  plusieurs aspects positifs:

L’apparition d’une minorité de blocage, juridiquement constituée par les salariés-actionnaires à hauteur d’au moins 33% du capital de l’entreprise, pèserait d’un poids réel dans la lutte contre les délocalisations abusives et les OPA (offre publique d’achat) sauvages que se livrent les capitalistes-financiers.

L’augmentation du pouvoir d’achat des salariés grâce à la distribution annuelle des dividendes aux actionnaires.

L’augmentation de la compétitivité de l’entreprise puisque moins de charges sociales et plus de motivation du personnel directement intéressé aux bons résultats de la société.

  • Un Small Business Act à l’Européenne. La mesure phare de ce concept, c’est de réserver une part des marchés publics à des appels d’offre uniquement ouverts aux PME, réduisant ainsi la concurrence des multinationales souvent délocalisée. Véritable soutien  pour les chiffres d’affaire des PME (surtout en période de crise), cette mesure doit être européenne afin de ne pas créer d’autre distorsion de concurrence intra-communautaire.

  • Mutualisation de la recherche privée/publique pour les PME. En pleine crise des Universités, et dans une logique de modernisation, il apparaît plus que nécessaire d’instaurer une collaboration renforcée en matière de recherche appliquée entre PME locales et Ecoles et Universités régionales : soit une forme de sous-traitance de la recherche, les PME participant ainsi financièrement au développement de l’activité de recherche des universités.

  • Une politique industrielle autour de l’économie verte. La crise actuelle est particulièrement rude pour les restes d’une industrie européenne déjà malade. On ne peut se contenter pour l’avenir de l’Europe d’une économie exclusivement bâtie sur le secteur des services. Une telle économie ne générerait pas suffisamment de richesses pour tous et ne pourra de toutes façons pas absorber, en matière d’emplois, le monde ouvrier. Il faut donc une politique industrielle en Europe mais une politique nouvelle, innovante et durable. « L’économie verte » porte tout cela en elle, elle doit être développée et soutenue par les pouvoirs publiques (c’est l’industrie des énergies renouvelables, de la pharmaceutique verte, de la dépollution et du recyclage…).

La crise actuelle est une occasion unique pour le pouvoir politique de reprendre la main afin d’amorcer un changement  véritable, réfléchi et … volontaire de  notre société, et cela passe par ce type d’actions …

Adrien Debever


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« La crise », quelle salade !

Ecrit le 31 mars 2009

Nous vivons une crise financière, économique et sociale qui est mondiale. Cela est un fait, que les médias relaient tous les jours en long, en large et en travers !

Au final, le terme « crise » est mis à toutes les sauces et devient la cause de tous les maux.

Devant ce battage médiatique quelque peu confus, on constate que les français, fidèles à leurs habitudes, revendiquent tous une part des mesures d’urgence et manifestent leurs doléances corporatistes…

En retour, les mesures pleuvent : effets d’annonce, saupoudrages,  changements de cap, actions ciblées…

Bref, on mélange tout, l’absence de cohérence est criante et une logique d’ensemble est bien difficile à percevoir dans cette grande salade.

Essayons, alors, de prendre un peu de recul…cette crise, financière au départ, puis économique (même si, en France, les difficultés économiques pré-existaient déjà) avant de devenir aujourd’hui sociale, cette crise est hors norme. D’abord par sa violence et son ampleur, mais surtout parce qu’elle n’est pas uniquement conjoncturelle : elle porte en elle une profonde remise en cause structurelle.

Face à ce constat, nos dirigeants devraient construire leurs actions autour de trois problématiques parallèles, complémentaires mais distinctes :

  • La nécessité de relancer l’économie nationale le plus vite possible : cela demande des mesures rapides, importantes et ponctuelles (soutien aux entreprises, marché publics, rétablir la confiance…).
  • L’urgence de protéger les plus fragiles : là aussi les actions doivent être rapides et ponctuelles. C’est le devoir fondamental de tout Etat envers ses citoyens mais il ne faut pas créer des déséquilibres à long terme ou plomber la relance économique (donc des primes et des prêts plutôt que des actions sur les salaires…).
  • Refondre le système mondial : agir sur les causes afin que cela ne se reproduise plus. Ces actions à long terme doivent être appliquées dès maintenant car la crise a permis au pouvoir politique de reprendre la main, au moins pour un temps, sur le pouvoir économique. Il faut alors faire pression sur les grands organes financiers, banques, multinationales, pays de paradis fiscaux pour leur imposer une nouvelle réglementation des échanges mondiaux, la lutte contre de la concurrence déloyale et ce, principalement en matière sociale, imposer des normes environnementales et une modification des règles financières et comptables.

Seules des mesures politiques menées simultanément sur ces trois axes ont une chance de succès. Cela s’entend bien évidemment pour la France mais aussi pour l’Europe et le monde. Le G20 a du pain sur la planche…

Adrien DEBEVER


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L’art de la communication, seule arme du Président de la République face à la crise ?!

Ecrit le 22 mars 2009

Début février, l’Elysée organise une grande messe télévisuelle afin de mettre en scène Nicolas Sarkozy relevant le défi de la crise…

L’un des « moments forts » fut, sans aucun doute, l’annonce-surprise de la suppression de la Taxe Professionnelle (T.P). L’objectif annoncé ce soir-là vise à alléger les charges des entreprises et à améliorer leur compétitivité dans cette période particulièrement difficile.

Cette annonce a pris l’allure d’un véritable « fait du Prince », tant cette mesure a semblé sortir du chapeau du Président,  sans aucune concertation, ni même information au sein de sa majorité !

L’étonnement a d’ailleurs rapidement fait place à l’inquiétude des élus de tous bords, et spécialement au niveau local où la T.P joue un rôle essentiel dans le financement des collectivités locales et dans la motivation politique.

C’est d’ailleurs lors de la présentation, il y a quelques jours,  des propositions du comité Balladur pour la réforme des collectivités locales que les choses se sont éclaircies. En effet, la « proposition 16 » prend acte de la suppression de la T.P et propose son remplacement par une taxe sur la Valeur Ajoutée,  le mécanisme et les bénéficiaires restant sensiblement identiques.

Toute cette histoire peut donc se décrypter ainsi : La Taxe Professionnelle a été réformée en modifiant les critères et les bases de la taxe. La montagne accouche d’une souris ! Pas de quoi révolutionner l’économie nationale  même si l’on remarque que cette mesure  offre davantage d’équité et  répond en outre  à une demande déjà ancienne de la part des entreprises.

Réformer la T.P  ne constitue en rien une aide significative pour le redressement de notre économie face à la crise, malgré l’effet d’annonce du Chef de l’Etat

L’art de la communication ne peut pas faire longtemps illusion dans un contexte actuel aussi difficile. Les tours de « passe-passe » élyséens, les changements d’appellation ou les modifications de quelques mécanismes ne remplaceront pas la nécessité urgente d’un second plan de relance, avec, cette fois, l’envergure nécessaire…

Adrien DEBEVER


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La relance, avant tout un problème de conception…

Ecrit le 18 février 2009

La crise financière et économique que nous vivons actuellement montre que le système capitaliste et ultra-libéral est un échec.

Ce constat doit entrainer deux réactions : à court terme, relancer au plus vite l’économie mondiale afin de limiter les conséquences sociales de la crise et, à long terme, changer le fonctionnement et les règles de l’économie mondiale afin d’établir un nouveau modèle de société.

La relance, pour être efficace, doit être coordonnée au niveau mondial mais choisie par chaque pays. Il ne faut pas confondre ces mesures d’urgence avec la volonté de créer une nouvelle société, action de plus longue haleine qui instaurera une meilleure répartition des richesses et des valeurs fondamentales différentes.

Ainsi, les plans de relance nationaux doivent être adaptés aux caractéristiques propres à chaque pays, ils doivent être importants, ciblés et d’exécution rapide.

En France, le plan de relance doit comporter une politique spécifique de soutien des investissements et plus généralement de l’offre (Ce qui vise en priorité les entreprises qui génèrent les emplois sur le sol français) mais sans pour autant négliger une aide ponctuelle aux ménages et aux citoyens les plus démunis afin d’atténuer les effets de la crise sur les plus fragiles.

Une chose est sûre : la solution ne peut être le recours massif à l’emploi publique, comme le proposent les socialistes toujours aussi archaïques, solution qui aurait pour conséquence d’alourdir durablement les finances publiques (on ne peut, en effet, concevoir de renvoyer ces nouvelles recrues une fois la crise résorbée !). Par ailleurs, cela ne crée pas de richesse, seulement des coûts de fonctionnement et constitue une relance de l’économie par la consommation et donc au profit des importations et non de l’emploi national.

Ce plan doit être ponctuel, limité dans le temps, pour ne pas augmenter structurellement le déficit déjà très important de l’Etat. C’est une des raisons qui explique que la suppression de la Taxe Professionnelle  n’est pas une bonne idée (sans oublier les problèmes de financement et de motivation pour les collectivités locales). Une hausse du SMIC serait elle aussi critiquable puisque d’effet définitif et non temporaire, de plus l’offre (de produits ou services) des entreprises françaises serait alors touchée par une baisse de compétitivité, et la consommation des ménages profiterait davantage encore aux importations. Ce type de relance serait ainsi d’effet nul, voire négatif, sur les emplois nationaux.

Enfin, pour que le plan de relance soit pertinent, il doit être important et immédiat. Or, notre gouvernement n’a fixé que 15 Milliards d’euros sur 2 ans à injecter en supplément aux investissements (le reste n’étant que des avances de trésorerie).

En 2009, c’est donc un budget supplémentaire d’environ 5 Milliards d’euros qui sera investi dans notre économie, soit 0,25% du PIB Français, contre 1% du PIB décidé en Allemagne (2% sur deux ans) et 5% du PIB aux Etats-Unis (Le plan « Obama » prévoit 800 Milliards de dollars).

Le plan de relance français, s’il va dans le bon sens, manque cruellement d’envergure : il n’est pas assez important, pas assez rapide et pas assez ciblé. Il est donc urgent d’en concevoir un second !…

Adrien DEBEVER


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